J’ai écrit Prison de poupées pis Maudits ! en utilisant des templates bien définis : le W.I.P. pour le premier, pis le slasher pour le deuxième. Ce n’était pas qu’une question d’aide — les règles de ces genres sont assez claires —, c’était plutôt du domaine du fantasme littéraire, en d’autres mots : j’avais vraiment envie d’écrire mon propre W.I.P. pis mon propre slasher.
Évidemment, je voulais aussi m’approprier ces genres, les faire miens, les passer à la moulinette Ed.Hardcore. Malheureusement, pour Prison de poupées, une divergence avec mon éditeur m’a fait reculer. Comprends-moi, c’était mon premier roman pis j’étais pas mal impressionné par la machine littéraire, j’ai donc préféré me plier aux exigences de mon éditeur plutôt que de me battre pour l’histoire que j’avais en tête depuis le départ (depuis cinq ans, en fait).
My bad, j’aurais don’ dû, je regrette, bla bla bla, &c. Ce n’est plus très grave aujourd’hui, je garde cette histoire extraordinaire pour un éventuel Retour à la prison de poupées.
En ce qui concerne Maudits !, chuis le seul & unique responsable quant à son manque d’originalité : je voulais un slasher classique, j’ai chié un slasher classique. Ce qui a probablement à voir avec son manque de rayonnement médiatique. Je n’aurais que moi à blâmer si ce n’était du fait (très important) que chuis fier en tabarnac de ce roman. Il m’a beaucoup appris sur la job d’écrivain pis — ça doit être évident à sa lecture — j’ai eu bin du fun à l’écrire.
Pour mon troisième roman, j’avais prévu me lancer dans une histoire de cannibales comme les cinéastes italiens en réalisaient au début des 80’s (un autre genre blindé côté codes). Après avoir aligner un plan assez complet de l’histoire pis écrit plusieurs pages, j’ai décidé de la mettre de côté pour un moment. Pas que je trouve l’histoire mauvaise — au contraire, je l’aime beaucoup —, c’est juste que je crois que chuis pas prêt à l’écrire, que je la scraperais en en faisant une troisième fan-fiction.
Cette semaine, en fouillant dans mes documents word, chuis tombé sur le début d’une vieille histoire que j’avais commencée avant la rédaction de Prison de poupées. La particularité de cette histoire, c’est que je ne la connais pas.
J’ai commencé à l’écrire sous l’angle d’un jeu. La règle : quand je m’installe à mon ordinateur, je dois ouvrir ce document pis écrire dedans (une phrase, un paragraphe, un chapitre, &c.). Écrire sans réfléchir à ce qui va arriver plus tard : me raconter cette histoire.
Malgré quelques passages douteux (il m’arrivait de m’installer sur ma machine à cinq heures du matin saoul mort), je dois avouer que j’aime beaucoup cette mystérieuse histoire. Je l’ai donc choisie pour devenir mon troisième roman, elle sera la parfaite antidote à ma méchante manie de partir d’un genre codé. Fini la fan-fiction.
